Recherche historique - A.Les premiers ancêtres

A.Les premiers ancêtres

Capsule 1- A - Madeleine Auvray  -  par claudematte|ALL

Madeleine Auvrayà

Arrivée en 1671, Madeleine est la septième Fille du roi provenant de cette paroisse; elle suivait à Neuville :

 • Marie Lasnon dit Lainier en 1667 qui épouse en premières noces Pierre Ferret qui auront 8 enfants à Neuville avant le décès de Pierre à la fin de l’année 1694, elle a vécu 22 ans à Neuville.

• Marie Lefebvre, arrivée à la fin de l’été 1669, épouse de Jean Delastre dit Lajeunesse. Le couple sera sans descendants, elle vécut 24 ans à Neuville.

• Marguerite Lamain, arrivée en 1670, épouse de Michel Rognon, soldat du régiment de Carignan-Salières, avec qui elle aura six enfants, et ensuite de Pierre Mercier avec qui elle aura huit enfants. Elle mourut à Neuville vers 1715 après avoir vécu 44 ans à Neuville.

Trois autres filles du même patelin, arrivées en 1667, s’établiront aux alentours de Québec :

• Marie Bouet, épouse de Martin Guerard dit Legras et de Nicolas Groinier dit Métivier,

• Marie Michel, épouse de Charles Morin,

• Catherine Vieillot, épouse de Jacques Dubois puis de Pierre Guénet.

Selon Landry, 764 femmes se sont embarquées, principalement au port de Dieppe, puis à celui de La Rochelle afin de corriger un déficit important entre le nombre d’hommes et de femmes en Nouvelle-France. En 1663, on compte six hommes pour une femme; en 1673, la dernière année de l’envoi de Filles du roi, on compte trois hommes pour une femme. Provenant majoritairement de la région de France où à l’époque le parler français était le plus répandu, les Filles du Roi ont contribué à l’implantation du français moderne en Nouvelle-France. De façon générale, les émigrants, qu’on pourrait appeler des francisants (38,4 %), comprenaient et parlaient l’une ou l’autre des variantes du français de l’Île-de-France ou d’une autre région importante. À part les nobles, les membres du clergé, les officiers militaires, les administrateurs et quelques grands négociants, les francisants ne parlaient pas la « langue du roy », mais un français populaire parsemé de provincialismes et d’expressions argotiques.

L’âge moyen des immigrantes était de 24 ans, la plus jeune ayant 14 ans (Marie-Claude Chamois, arrivée en 1670 à l’âge de 14 ans, mariée avant 1674 avec François Frigon, elle repartit en France en 1685), et la plus âgée, 59 ans (Marguerite Charpentier née vers 1611, arrivée sur le Nouvelle France le 3 juillet 1668. Elle a été inhumée à Montréal le 27 septembre 1694). Au total, près des deux tiers des Filles du roi étaient Orphelines soit de père ou de mère – c’est le cas de Madeleine qui était orpheline de père; sa mère décèdera en 1725 à Rouen.  Peu importe leurs origines, ils viennent de milieux de grande pauvreté

Mal-alimentées, sous-alphabétisées, orphelines, leur première année de vie n’augurait rien de bon pour l’avenir. Sélectionner pour être apte à émigrer, ils font face à un monde d’hommes en attente de compagnes.

Parti de Dieppe, fin juin, sur Le Prince Maurice, navire de 120 tonneaux, sous le commandement de Pierre Héraud, après une escale à La Rochelle, ils arrivent à Québec le 30 juillet 1671. La traversée durait facilement plus de deux mois. 86 Filles du Roy accompagnée de Mme Bourdon, responsable du recrutement nommé par l’intendant Jean Talon débarquent. Neuf Filles du Roy dont Madeleine Auvray s’établiront à Neuville, venant de ce bateau.

La brièveté des fréquentations témoigne de la pression qu’elles connaissent à leur arrivée. Moins de cinq mois en moyenne, quatre cas sur dix, deux mois pouvaient être suffisants. Seulement 50 filles se sont mariées au cours du premier mois, soit 7,6%, 651 ont convolé dans les six premiers mois, soit 85,3% et 21 filles ont attendu plus de deux ans. Le délai moyen était de 4,7 mois entre l’arrivée et le premier mariage.

Les Filles du roi ont eu un taux de fécondité un peu moins élevé que les Canadiennes de l’époque (femmes nées dans la colonie) selon le démographe Yves Landry, mais plus élevé que celui de leurs compatriotes du nord-ouest de la France; les conditions alimentaires ont favorisé leur épanouissement; elles ont une espérance de vie de 41 ans en moyenne, grâce au processus de sélection et aux conditions de vie plus favorables.

Arrivé fin de juillet, Madeleine fait un contrat notarié le samedi 10 octobre, une pratique encore une fois supérieure à la moyenne de l’époque, établie par le notaire Romain Becquet, et tenue plusieurs fois dans la maison d’Anne Gasnier, veuve de Jean Bourdon, propriétaire du fief (seigneurie) de Dombourg (aujourd’hui Neuville). Madeleine apporte 300 livres de biens ainsi que la dot royale, selon le contrat de mariage. Les époux ayant communié la veille, les veuves ayant tendance à se marier le dimanche. Le délai moyen était de 4,7 mois entre l’arrivée et le 1e mariage. Le mariage a lieu lundi le 12 octobre; les témoins étaient Antoine Gentil, Étienne Léveillé et Jacques Fournel, de Rouen. Le jésuite Henri de Bernières, curé, officie. Neuf autres couples se marient en même temps, dont ceux de Jacques Lussier, de René Dumas dit Rencontre ainsi que de Pierre Coquin dit Latournelle de la compagnie du capitaine Grandfontaine. Dans la plupart des cas, des femmes d’origine urbaine suivent leur époux en milieu rural.

Sur leur concession de Neuville, concédé le 20 mars 1667 à Nicolas par le Seigneur Jean Bourdon devant le notaire Gilles Rageot et transmis au couple le 31 mai 1672, 11 enfants y verront le jour. Nicolas travaillait pour Louis Blanchard, lors du recensement de 1667 à Québec. Celui-ci vendit sa terre à l’intendant Jean Talon justement en 1667. Léonard, le premier enfant, serait mort à l’Hôtel Dieu de Québec à l’âge de 26 ans (capsule 2-1). Trois garçons assureront la suite du nom Matte : Laurent, le 3e enfant, 1677-1712, Cap-Santé (capsule 2-3), Nicolas, le 5e enfant, 1682-1760, Neuville (capsule 2-5) et Alexis, le 9e enfant, 1692-1721 (capsule 2-9).

Les six filles qui se sont mariées ont eu une descendance portant le patronyme de leurs époux :

• François Laroche et Marie-Françoise Matte (2e enfant) ont eu 12 enfants. Ils resteront à Neuville (capsule 2-2)

•   Jacques Bourgoin et Marie Jeanne Matte (4e enfant), décédée en janvier 1703, n’ont eu que trois enfants à St-Antoine de Tilly (capsule 2-4). En secondes noces, Jacques Bourgoin épouse M.-Jeanne Mesny en 1706.

• Noël Pelletier et Madeleine (6e enfant) ont accueilli douze enfants dont dix se sont mariés. Demeureront à Neuville (capsule 2-6)

  • Romain Dubuc et Marie-Anne (7e enfant) ont eu deux enfants, mais Marie-Anne, veuve, a épousé Étienne Magnan avec qui elle a eu huit autres enfants et habitera Neuville (capsule 2-7)

            Jean-François Constantineau et Marie-Louise (10e enfant) ont eu, à leur tour, 11 enfants. Déménageront dans la Seigneurie de Baie-Du-Febvre (capsule 2-10). 

  • La dernière, Marie-Angélique (11e enfant), a épousé Isaac Grenier; ils ont vécu à Sainte-Croix de Lotbinière contrairement à tous les autres qui ont défriché les terres de Neuville. Ils auront 7 enfants (capsule 2-11).   
  • Une Marie, la huitième (capsule 2-8) décède huit jours après sa naissance.

Tous les descendants qui portent ces noms peuvent revendiquer comme première ancêtre mère la Fille du roi, Madeleine Auvray.

Au recensement de 1681, Madeleine, âgée de 25 ans, ont 15 arpents en valeur soit défriché ou déboisé, ils reçoivent des semences et livrent leur récolte. Madeleine travaille énormément sur la terre, ils sont propriétaire de trois bêtes à cornes. Le 26 janvier 1695, impossible d’aller au mariage de leur fille, Marie-Françoise, leur deuxième enfant et première fille à cause du mauvais état des chemins de brousse entre Neuville et Québec.

Le < Chemin du Roy > ne fut construit qu’en 1737.

Madeleine décède le 6 mai 1734, inhumé le 7, le célébrant étant Dumont, docteur en théologie et curé de Neuville, près de 30 ans après Nicolas, qui lui est décédé le 20 juillet 1704. Sept de ses enfants ssont morts à son décès. Pour bien comprendre ce qui précède, nous dirons que les noms de famille dont les époux : Laroche, Bourgoin, Pelletier, Dubuc, Magnan, Constantineau et Grenier ont épousé des filles Matte. Ils ont toutes comme première mère la Fille du Roy Madeleine Auvray.

 http://www.migrations.fr/ACTES_SEPULTURES_FillesROY/sepultures_filles_du_roy.htm 

La terre de deux arpents sur le fleuve par quarante arpents de profondeur du couple Nicolas et Madeleine portait l’ancien

 numéro de cadastre deux cent quarante, actuellement le numéro 3506971

(en bas de l’autoroute 40 jusqu’au chemin de fer du Canadien National), le 3506983

(en bas du chemin de fer du Canadien National jusqu'à la route 138) et le 3506995,

(en bas de la route 138 jusqu’au fleuve St. Laurent).

Aujourd’hui sur cette terre est construite la maison portant le numéro civique 1348, route 138 et une partie du vignoble Domaines des trois moulins.

Cette famille pionnière et souche de Neuville est mentionnée sur la plaque du monument du 300située au Parc de l’Hôtel-de-Ville comme une des quinze premières familles de Neuville.      

Madeleine Auvray est aussi la marraine de Marie Françoise PELLETIER né le 13 Fév. 1711 à Neuville.  Son père est Noël Pelletier et Marie-Madeleine  Matte sa 6e enfant. Le parrain est Jean Hardy  (Voir capsule 2-6)

Les descendants des couples suivants ont tous comme mère ancêtre Madeleine Auvray Fille du Roy :

Bourgouin, Jacques et Marie-Jeanne Matte mariés à Neuville le 3 novembre 1695

Constantineau, François et Marie-Louise Matte mariés à Neuville le 5 novembre 1714

Dubuc, Romain et Marie-Anne Matte mariés à Neuville le 7 octobre 1709

Dussault, Denis et M.-Madeleine Laroche mariés à Cap-Santé en 1725

Garnier ou Grenier Joseph et Marie-Angélique Matte mariés à Sainte-Croix le 3 octobre 1717

Pelletier, Noël et Marie-Madeleine Matte mariés à Neuville le 13 août 1703

Laroche (Rochette, Rognon), François et M.-Louise Matte mariés à Neuville le 14 février 1695

Magnan, Étienne et Marie-Anne Matte mariés à Neuville le 27 février 1713

Pagé, François et M.-Marguerite Laroche, mariés à Cap-Santé le 5 février 1725

Perron, Pascal et M.-Louise Laroche mariés à Cap-Santé le 4 novembre 1727

Brière, Joseph et M.-Jeanne Laroche mariés à Cap-Santé le 10 février 1736

Brière, Louis et M.-Thérèse Laroche mariés à Cap-Santé le 27 novembre 1741                    

Plusieurs autres Auvray viendront s’ajouter dans les années futures :    

                   Jacques Auvray est né le 26 Janvier 1650 en France. Jacques est un immigrant arrivé en 1680. 
Il marie Marie-Catherine Mezeray, le 16 Janvier 1680 à L'Ancienne Lorette, Québec, Canada.  Le couple aura 6 enfants. Marie-Catherine Mezeray est né le 20 April 1664 à Québec, Québec, Canada. Elle décède le 02 février 1721 à Charlesbourg, Québec, Canada (Bourg Royal).  Son père est
René Mezeray dit Nopces and Nicole-Madeleine Gareman

Jacques Auvray décède le 3 Juin 1711 à Charlesbourg, Québec, Canada (Bourg Royal)

  Enfants : Marie Auvray 1684 Lorette, Québec                 

             Jacques Auvray 2/07/1687 Québec- 1760    

Thérèse Auvray 1690-1731
             Catherine Auvray 1694-      

  Françoise Auvray b: 9 mai 1695 à Charlesbourg, Québec d: vers 1738 in, Québec      

    Marguerite Auvray b: 6 fév. 1703/04 à Charlesbourg, Québec d: 4 fév. 1747/48 à Québec
                Josephte Auvray b: 26 fév. 1706/07 à Charlesbourg, Québec d: 14 mai 1758 in Québec

Ainsi que :

Auvray, Anonyme b: 27 avril 1740 in Québec, d: 27 Avril 1740 à Québec.  
Auvray, Anonyme b: 7 oct. 1743 in Québec d: 7 oct. 1743 in Québec.

Auvray, Francoise b: arrive en 1705 de France 
Auvray, Jacques b: 1651 in St Saturnin, Tours, Touraine, France d: 4 Juin 1711 in Charlesbourg,

Auvray, Jacques b: 25 avril 1700 à Charlesbourg, Québec 
Auvray, Jacques b: 6 mai 1741 à Québec, d: 5 avril 1742 in Québec. 
Auvray, Jacques Charles b: 22 mars 1749/50 à Québec, d: 1 Avril 1750 in Québec. 
Auvray, Jean Francois b: arrive vers 1751 à Québec. 
Auvray, Judith b: 1623 in France d: vers 1656 en France 
Auvray, Marguerite b: 20 décembre 1681 à Lorette, Québec d: 23 déc. 1681 à Lorette, Québec 
Auvray, Marie b: arrive en 1630 de France 
Auvray, Marie Angélique b: 28 mai 1737 à Québec. 
Auvray, Marie Anne b: 16 fév. 1746/47 à Québec. 
Auvray, Marie Catherine b: 30 juin 1736 à Québec. d: 8 juillet 1736 in Québec. 

Auvray, Marie Madeleine b: 18 déc. 1702 à Charlesbourg, Québec d: 3 fév. 1702/03 à Charlesbourg, Québec. 
Auvray, Marie Thérèse b: 11 mars 1689/90 à Lorette, Quebec d: 10 mars 1730/31 à Charlesbourg, Québec. 
Auvray, Noel b: arrive en 1630 de St Saturnin, Tours, Touraine, France

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Capsule 1-A (10 pages) Format PDF: - Madeleine Auvray

Les capsules # 00 sont de l'information portant le mot Matte, les capsules # 0 sont d'information générale servant à compléter les capsules identifiées # -1 (Charles) ou # 1 (Nicolas et Madeleine) ou # 2 (les enfants), etc., qui correspondent aux lignées des ancêtres Matte. 

Madeleine Auvrayà

Arrivée en 1671, Madeleine est la septième Fille du roi provenant de cette paroisse; elle suivait à Neuville :

 • Marie Lasnon dit Lainier en 1667 qui épouse en premières noces Pierre Ferret qui auront 8 enfants à Neuville avant le décès de Pierre à la fin de l’année 1694, elle a vécu 22 ans à Neuville.

• Marie Lefebvre, arrivée à la fin de l’été 1669, épouse de Jean Delastre dit Lajeunesse. Le couple sera sans descendants, elle vécut 24 ans à Neuville.

• Marguerite Lamain, arrivée en 1670, épouse de Michel Rognon, soldat du régiment de Carignan-Salières, avec qui elle aura six enfants, et ensuite de Pierre Mercier avec qui elle aura huit enfants. Elle mourut à Neuville vers 1715 après avoir vécu 44 ans à Neuville.

Trois autres filles du même patelin, arrivées en 1667, s’établiront aux alentours de Québec :

• Marie Bouet, épouse de Martin Guerard dit Legras et de Nicolas Groinier dit Métivier,

• Marie Michel, épouse de Charles Morin,

• Catherine Vieillot, épouse de Jacques Dubois puis de Pierre Guénet.

Selon Landry, 764 femmes se sont embarquées, principalement au port de Dieppe, puis à celui de La Rochelle afin de corriger un déficit important entre le nombre d’hommes et de femmes en Nouvelle-France. En 1663, on compte six hommes pour une femme; en 1673, la dernière année de l’envoi de Filles du roi, on compte trois hommes pour une femme. Provenant majoritairement de la région de France où à l’époque le parler français était le plus répandu, les Filles du Roi ont contribué à l’implantation du français moderne en Nouvelle-France. De façon générale, les émigrants, qu’on pourrait appeler des francisants (38,4 %), comprenaient et parlaient l’une ou l’autre des variantes du français de l’Île-de-France ou d’une autre région importante. À part les nobles, les membres du clergé, les officiers militaires, les administrateurs et quelques grands négociants, les francisants ne parlaient pas la « langue du roy », mais un français populaire parsemé de provincialismes et d’expressions argotiques.

L’âge moyen des immigrantes était de 24 ans, la plus jeune ayant 14 ans (Marie-Claude Chamois, arrivée en 1670 à l’âge de 14 ans, mariée avant 1674 avec François Frigon, elle repartit en France en 1685), et la plus âgée, 59 ans (Marguerite Charpentier née vers 1611, arrivée sur le Nouvelle France le 3 juillet 1668. Elle a été inhumée à Montréal le 27 septembre 1694). Au total, près des deux tiers des Filles du roi étaient Orphelines soit de père ou de mère – c’est le cas de Madeleine qui était orpheline de père; sa mère décèdera en 1725 à Rouen.  Peu importe leurs origines, ils viennent de milieux de grande pauvreté

Mal-alimentées, sous-alphabétisées, orphelines, leur première année de vie n’augurait rien de bon pour l’avenir. Sélectionner pour être apte à émigrer, ils font face à un monde d’hommes en attente de compagnes.

Parti de Dieppe, fin juin, sur Le Prince Maurice, navire de 120 tonneaux, sous le commandement de Pierre Héraud, après une escale à La Rochelle, ils arrivent à Québec le 30 juillet 1671. La traversée durait facilement plus de deux mois. 86 Filles du Roy accompagnée de Mme Bourdon, responsable du recrutement nommé par l’intendant Jean Talon débarquent. Neuf Filles du Roy dont Madeleine Auvray s’établiront à Neuville, venant de ce bateau.

La brièveté des fréquentations témoigne de la pression qu’elles connaissent à leur arrivée. Moins de cinq mois en moyenne, quatre cas sur dix, deux mois pouvaient être suffisants. Seulement 50 filles se sont mariées au cours du premier mois, soit 7,6%, 651 ont convolé dans les six premiers mois, soit 85,3% et 21 filles ont attendu plus de deux ans. Le délai moyen était de 4,7 mois entre l’arrivée et le premier mariage.

Les Filles du roi ont eu un taux de fécondité un peu moins élevé que les Canadiennes de l’époque (femmes nées dans la colonie) selon le démographe Yves Landry, mais plus élevé que celui de leurs compatriotes du nord-ouest de la France; les conditions alimentaires ont favorisé leur épanouissement; elles ont une espérance de vie de 41 ans en moyenne, grâce au processus de sélection et aux conditions de vie plus favorables.

Arrivé fin de juillet, Madeleine fait un contrat notarié le samedi 10 octobre, une pratique encore une fois supérieure à la moyenne de l’époque, établie par le notaire Romain Becquet, et tenue plusieurs fois dans la maison d’Anne Gasnier, veuve de Jean Bourdon, propriétaire du fief (seigneurie) de Dombourg (aujourd’hui Neuville). Madeleine apporte 300 livres de biens ainsi que la dot royale, selon le contrat de mariage. Les époux ayant communié la veille, les veuves ayant tendance à se marier le dimanche. Le délai moyen était de 4,7 mois entre l’arrivée et le 1e mariage. Le mariage a lieu lundi le 12 octobre; les témoins étaient Antoine Gentil, Étienne Léveillé et Jacques Fournel, de Rouen. Le jésuite Henri de Bernières, curé, officie. Neuf autres couples se marient en même temps, dont ceux de Jacques Lussier, de René Dumas dit Rencontre ainsi que de Pierre Coquin dit Latournelle de la compagnie du capitaine Grandfontaine. Dans la plupart des cas, des femmes d’origine urbaine suivent leur époux en milieu rural.

Sur leur concession de Neuville, concédé le 20 mars 1667 à Nicolas par le Seigneur Jean Bourdon devant le notaire Gilles Rageot et transmis au couple le 31 mai 1672, 11 enfants y verront le jour. Nicolas travaillait pour Louis Blanchard, lors du recensement de 1667 à Québec. Celui-ci vendit sa terre à l’intendant Jean Talon justement en 1667. Léonard, le premier enfant, serait mort à l’Hôtel Dieu de Québec à l’âge de 26 ans (capsule 2-1). Trois garçons assureront la suite du nom Matte : Laurent, le 3e enfant, 1677-1712, Cap-Santé (capsule 2-3), Nicolas, le 5e enfant, 1682-1760, Neuville (capsule 2-5) et Alexis, le 9e enfant, 1692-1721 (capsule 2-9).

Les six filles qui se sont mariées ont eu une descendance portant le patronyme de leurs époux :

• François Laroche et Marie-Françoise Matte (2e enfant) ont eu 12 enfants. Ils resteront à Neuville (capsule 2-2)

•   Jacques Bourgoin et Marie Jeanne Matte (4e enfant), décédée en janvier 1703, n’ont eu que trois enfants à St-Antoine de Tilly (capsule 2-4). En secondes noces, Jacques Bourgoin épouse M.-Jeanne Mesny en 1706.

• Noël Pelletier et Madeleine (6e enfant) ont accueilli douze enfants dont dix se sont mariés. Demeureront à Neuville (capsule 2-6)

  • Romain Dubuc et Marie-Anne (7e enfant) ont eu deux enfants, mais Marie-Anne, veuve, a épousé Étienne Magnan avec qui elle a eu huit autres enfants et habitera Neuville (capsule 2-7)

            Jean-François Constantineau et Marie-Louise (10e enfant) ont eu, à leur tour, 11 enfants. Déménageront dans la Seigneurie de Baie-Du-Febvre (capsule 2-10). 

  • La dernière, Marie-Angélique (11e enfant), a épousé Isaac Grenier; ils ont vécu à Sainte-Croix de Lotbinière contrairement à tous les autres qui ont défriché les terres de Neuville. Ils auront 7 enfants (capsule 2-11).   
  • Une Marie, la huitième (capsule 2-8) décède huit jours après sa naissance.

Tous les descendants qui portent ces noms peuvent revendiquer comme première ancêtre mère la Fille du roi, Madeleine Auvray.

Au recensement de 1681, Madeleine, âgée de 25 ans, ont 15 arpents en valeur soit défriché ou déboisé, ils reçoivent des semences et livrent leur récolte. Madeleine travaille énormément sur la terre, ils sont propriétaire de trois bêtes à cornes. Le 26 janvier 1695, impossible d’aller au mariage de leur fille, Marie-Françoise, leur deuxième enfant et première fille à cause du mauvais état des chemins de brousse entre Neuville et Québec.

Le < Chemin du Roy > ne fut construit qu’en 1737.

Madeleine décède le 6 mai 1734, inhumé le 7, le célébrant étant Dumont, docteur en théologie et curé de Neuville, près de 30 ans après Nicolas, qui lui est décédé le 20 juillet 1704. Sept de ses enfants ssont morts à son décès. Pour bien comprendre ce qui précède, nous dirons que les noms de famille dont les époux : Laroche, Bourgoin, Pelletier, Dubuc, Magnan, Constantineau et Grenier ont épousé des filles Matte. Ils ont toutes comme première mère la Fille du Roy Madeleine Auvray.

 http://www.migrations.fr/ACTES_SEPULTURES_FillesROY/sepultures_filles_du_roy.htm 

La terre de deux arpents sur le fleuve par quarante arpents de profondeur du couple Nicolas et Madeleine portait l’ancien

 numéro de cadastre deux cent quarante, actuellement le numéro 3506971

(en bas de l’autoroute 40 jusqu’au chemin de fer du Canadien National), le 3506983

(en bas du chemin de fer du Canadien National jusqu'à la route 138) et le 3506995,

(en bas de la route 138 jusqu’au fleuve St. Laurent).

Aujourd’hui sur cette terre est construite la maison portant le numéro civique 1348, route 138 et une partie du vignoble Domaines des trois moulins.

Cette famille pionnière et souche de Neuville est mentionnée sur la plaque du monument du 300située au Parc de l’Hôtel-de-Ville comme une des quinze premières familles de Neuville.      

Madeleine Auvray est aussi la marraine de Marie Françoise PELLETIER né le 13 Fév. 1711 à Neuville.  Son père est Noël Pelletier et Marie-Madeleine  Matte sa 6e enfant. Le parrain est Jean Hardy  (Voir capsule 2-6)

Les descendants des couples suivants ont tous comme mère ancêtre Madeleine Auvray Fille du Roy :

Bourgouin, Jacques et Marie-Jeanne Matte mariés à Neuville le 3 novembre 1695

Constantineau, François et Marie-Louise Matte mariés à Neuville le 5 novembre 1714

Dubuc, Romain et Marie-Anne Matte mariés à Neuville le 7 octobre 1709

Dussault, Denis et M.-Madeleine Laroche mariés à Cap-Santé en 1725

Garnier ou Grenier Joseph et Marie-Angélique Matte mariés à Sainte-Croix le 3 octobre 1717

Pelletier, Noël et Marie-Madeleine Matte mariés à Neuville le 13 août 1703

Laroche (Rochette, Rognon), François et M.-Louise Matte mariés à Neuville le 14 février 1695

Magnan, Étienne et Marie-Anne Matte mariés à Neuville le 27 février 1713

Pagé, François et M.-Marguerite Laroche, mariés à Cap-Santé le 5 février 1725

Perron, Pascal et M.-Louise Laroche mariés à Cap-Santé le 4 novembre 1727

Brière, Joseph et M.-Jeanne Laroche mariés à Cap-Santé le 10 février 1736

Brière, Louis et M.-Thérèse Laroche mariés à Cap-Santé le 27 novembre 1741                    

Plusieurs autres Auvray viendront s’ajouter dans les années futures :    

                   Jacques Auvray est né le 26 Janvier 1650 en France. Jacques est un immigrant arrivé en 1680. 
Il marie Marie-Catherine Mezeray, le 16 Janvier 1680 à L'Ancienne Lorette, Québec, Canada.  Le couple aura 6 enfants. Marie-Catherine Mezeray est né le 20 April 1664 à Québec, Québec, Canada. Elle décède le 02 février 1721 à Charlesbourg, Québec, Canada (Bourg Royal).  Son père est
René Mezeray dit Nopces and Nicole-Madeleine Gareman

Jacques Auvray décède le 3 Juin 1711 à Charlesbourg, Québec, Canada (Bourg Royal)

  Enfants : Marie Auvray 1684 Lorette, Québec                 

             Jacques Auvray 2/07/1687 Québec- 1760    

Thérèse Auvray 1690-1731
             Catherine Auvray 1694-      

  Françoise Auvray b: 9 mai 1695 à Charlesbourg, Québec d: vers 1738 in, Québec      

    Marguerite Auvray b: 6 fév. 1703/04 à Charlesbourg, Québec d: 4 fév. 1747/48 à Québec
                Josephte Auvray b: 26 fév. 1706/07 à Charlesbourg, Québec d: 14 mai 1758 in Québec

Ainsi que :

Auvray, Anonyme b: 27 avril 1740 in Québec, d: 27 Avril 1740 à Québec.  
Auvray, Anonyme b: 7 oct. 1743 in Québec d: 7 oct. 1743 in Québec.

Auvray, Francoise b: arrive en 1705 de France 
Auvray, Jacques b: 1651 in St Saturnin, Tours, Touraine, France d: 4 Juin 1711 in Charlesbourg,

Auvray, Jacques b: 25 avril 1700 à Charlesbourg, Québec 
Auvray, Jacques b: 6 mai 1741 à Québec, d: 5 avril 1742 in Québec. 
Auvray, Jacques Charles b: 22 mars 1749/50 à Québec, d: 1 Avril 1750 in Québec. 
Auvray, Jean Francois b: arrive vers 1751 à Québec. 
Auvray, Judith b: 1623 in France d: vers 1656 en France 
Auvray, Marguerite b: 20 décembre 1681 à Lorette, Québec d: 23 déc. 1681 à Lorette, Québec 
Auvray, Marie b: arrive en 1630 de France 
Auvray, Marie Angélique b: 28 mai 1737 à Québec. 
Auvray, Marie Anne b: 16 fév. 1746/47 à Québec. 
Auvray, Marie Catherine b: 30 juin 1736 à Québec. d: 8 juillet 1736 in Québec. 

Auvray, Marie Madeleine b: 18 déc. 1702 à Charlesbourg, Québec d: 3 fév. 1702/03 à Charlesbourg, Québec. 
Auvray, Marie Thérèse b: 11 mars 1689/90 à Lorette, Quebec d: 10 mars 1730/31 à Charlesbourg, Québec. 
Auvray, Noel b: arrive en 1630 de St Saturnin, Tours, Touraine, France

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Capsule 1-A (10 pages) Format PDF: - Madeleine Auvray

Les capsules # 00 sont de l'information portant le mot Matte, les capsules # 0 sont d'information générale servant à compléter les capsules identifiées # -1 (Charles) ou # 1 (Nicolas et Madeleine) ou # 2 (les enfants), etc., qui correspondent aux lignées des ancêtres Matte. 

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Publié le 2018/01/01 01:20   | Tous les billets | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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Déplier Fermer A.Les premiers ancêtres

Déplier Fermer B.Les lieux de mémoire

Déplier Fermer D.Les personnages illustres

Déplier Fermer E.Faits divers et curiosités

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